Repenser le numérique, à l'aide du dysfonctionnement-Éloge du bug, Marcello Vitali Rosati

Discutons de tout et de rien
Répondre
Avatar du membre
mwonex
Messages : 4751
Enregistré le : dim. 7 juin 2015 13:46
Etes vous un robot ? : Non

Repenser le numérique, à l'aide du dysfonctionnement-Éloge du bug, Marcello Vitali Rosati

Message par mwonex »

Bonjour,
Marcello Vitali-Rosati est philosophe et spécialiste des questions relatives aux technologies numériques. À partir de l'étude et de la pratique du code, il analyse la manière dont les algorithmes, les formats, les logiciels et les plateformes redéfinissent les notions d'humain, d'identité, de connaissance ou de littérature. Contributeur actif à la théorie de l'éditorialisation, il travaille à la conception de nouvelles formes de production et de diffusion du savoir. Il est professeur à l'Université de Montréal et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les écritures numériques.
Source:
https://www.editionsladecouverte.fr/elo ... 2355222238

J'ai envie de partager ce que je viens de découvrir sur Radiofrance-franceculture, à savoir que:
Si les GAFAMs affirment rendre la vie de leurs utilisateurs plus aisée, ils participent aussi à l'invisibilisation de la partialité technologique, que le bug permet de lever.
source (à lire et écouter si vous en avez envie)
https://www.radiofrance.fr/francecultur ... ue-4522554

En gros le bug, ce sont "Des choses cassées, qui ne fonctionnent plus, des choses à jeter." Un paradoxe, "à une époque où la société, suite à la première révolution industrielle, prône la fonctionnalité."
mais quand ils marchent "...les objets technologiques, qui "incarnent une interprétation du monde". "La matière pense, structure le sens, et le bug permet de rendre visible cette pensée incarnée, ...".

En fait les "machines" ont un but productiviste.
- Avoir accès à l'erreur:

Les firmes sont opaques et tout est caché..

- Liberté
"La technologie prétend rendre libre parce qu'elle nous évite de faire les petites choses sales. En réalité - c'est ce qu'affirme Épicure - ce n'est pas une liberté. La liberté, c'est d'être capable d'assouvir nos propres besoins nous-mêmes. D'aller à marge, de s'occuper soi-même, de mettre les mains dans les carburateurs. D'augmenter sa propre littératie, de savoir cultiver son jardin, et non simplement manger ce que l'esclave nous a préparé : de savoir cuisiner."
Ces outils (numériques et IA) ont une intentionnalité (ne sont pas neutres) nous nous en servons comme nous nous servons d'un marteau (sans le regarder), il n'y a que quand le manche du marteau casse que nous le regardons (bug) même chose pour conduire la voiture. (mais nous le savons déjà)
Les solutions proposées par Marcello Vitali-Rosati pour retrouver une liberté à l’ère du numérique

Il n'y en a pas ! Enfin, je veux dire qu’il n'y en pas de toute prête, servies comme ça sur un rayon.

Le philosophe plaide pour une oisiveté active, une perte de temps engagée et militante pour renverser le paradigme techno-capitaliste. Une manière de comprendre qu’il n’y a jamais de solution unique, mais des solutions et parfois... aucune.
Le plus drôle, c'est que j'ai vu ça sur mon smartphone en vidéo avant d'aller sur le PC, suis-je plus libre pour ça ? :? :bizar:

Bon lundi de pentecôte.

Le mieux c'est encore d'en lire l'introduction qui donne un avant gout
extraits

P.S.
Dans un autre champ de signification, le statut de l'erreur a été abordé de nombreuses fois dans l'enseignement, tant du côté de l'enseignant que de l'enseigné (élève) . Un .pdf résume assez bien la complexité du statut de l'erreur, sachant que l’institution attend aussi de l'enseignant, et que l'erreur fait partie de la relation pédagogique, mais c'est une autre affaire.
http://pedagogie89.ac-dijon.fr/IMG/pdf/ ... erreur.pdf voir l'audio à 48 '
"La carte n'est pas le territoire " . "Mieulx est de ris que de larmes escrire, Pour ce que rire est le propre de l'homme. Rabelais". Intel(R) Core(TM) i5-9400F CPU @ 2.90GHz 2.90 GHz 8 Go Win 10 22H2 (19045.3996)
Répondre